lunes, 29 de diciembre de 2014

Nausées, même sans grossesse.

Il aurait fallu d'abord que les commencements fussent de vrais commencements... De vrais commencements apparaissent comme une sonnerie de trompette, comme les premières notes d'un air de jazz, brusquement, coupant court à l'ennui, raffermissant la durée; de ces soirs entre les soirs dont on dit ensuite : "Je me promenais, c'était un soir de mai". On se promène, la lune vient de se lever, on est oisif, vacant, un peu vide. Et puis d'un coup, on pense : «Quelque chose est arrivé». N'importe quoi : un léger craquement dans l'ombre, une silhouette légère qui traverse la rue. Mais ce mince événement n'est pas pareil aux autres : tout de suite on voit qu'il est à l'avant d'une grande forme dont le dessin se perd dans la brume et l'on se dit aussi: «Quelque chose commence.» 

Quelque chose commence pour finir : l'aventure ne se laisse pas mettre de rallonge; elle n'a de sens que par sa mort. Vers cette mort, qui sera peut-être aussi la mienne. Je suis entraîné sans retour. Chaque instant ne paraît que pour amener ceux qui suivent. À chaque instant je tiens de tout mon coeur : je sais qu'il est unique; irremplaçable - et pourtant je ne ferai pas un geste pour l'empêcher de s'anéantir. Cette dernière minute que je passe -á Berlin, à Londres- dans les bras de cette femme, rencontrée l'avant-veille - minute que j'aime passionnément, femme que je suis près d'aimer - elle va prendre fin, je le sais. Tout à l'heure je partirai pour un autre pays. Je ne retrouverai ni cette femme ni jamais cette nuit. Je me penche sur chaque seconde, j'essaie de l'épuiser; rien ne se passe que je ne saisisse, que je ne fixe pour jamais en moi, rien, ni la tendresse fugitive de ces beaux yeux, ni les bruits de la rue, ni la clarté fausse du petit jour : et cependant la minute s'écoule et je ne la retiens pas, j'aime qu'elle passe.

 Et puis tout d'un coup quelque chose casse net. L'aventure est finie, le temps reprend sa mollesse quotidienne. Je me retourne; drrière moi cette belle forme mélodique sénfonce tout entière dans le passé. Elle diminue, en déclinant elle se contrace, à présent la fin ne fait plus qu'un avec le commencement. En suivant des yeux ce point d'or, je pense que j'accepterais -même si j'avais failli mourir, perdu une fortune, un ami- de revivre tout, dans les mêmes circonstances, de bout à bout. Mais une aventure ne se recommence ni ne se prolonge.

Oui, c'est ce que je voulais - hélas! c'est ce que je veux encore. J'ai tant de bonheur quand une Négresse chante: quels sommets n'atteindrais-je point i ma propre vie faisait la matière de la mélodie.

L'idée est toujours là, l'innommable. Elle attend paisiblement. À présent elle a l'air de dire : «Oui ? C'est cela que tu voulais ? Eh bien précisément, c'est ce que tu n'as jamais eu et c'est ce que tu n'auras jamais - ni personne d'autre que toi.» 

Mais pourquoi? POURQUOI?





Sartre.

miércoles, 19 de febrero de 2014

Hartazgo.

Harta.

Estoy harta de esta sociedad inundada de machismo, que arrastra una moral católica cristiana desde hace siglos y es incapaz de librarse de ella; peor aún, no intenta librarse de ella.

Estoy harta de vivir tan rodeada de este machismo dominante que muchas veces no soy siquiera consciente. Harta de tener asumido que las cosas son como son porque siempre han sido así, sin que nos molestemos en cuestionarnos si hay una lógica detrás de ellas, o simplemente seguimos la tradición de la que procedemos para no tener que esforzarnos en construir algo nuevo.

Estoy harta de que se confunda el sexo con el amor. De hecho, estoy harta de eso que consideráis amor. Harta de ver como parejas se autodestruyen por intentar seguir un patrón impuesto, sin darse cuenta de que en realidad lo único que consiguen es matar poco a poco su propia felicidad, minar su libertad y ser simplemente dos cuerpos vacíos, en los que la pasión ha desaparecido, dejando sitio al cariño y al respeto, pero llevándose consigo los escalofríos que los precedieron.

Estoy harta de tragarme mis palabras, de huir de mis pensamientos y respaldarme en el desasosiego de la comodidad y la desidia. Harta de que la gente que me rodea considera que no tiene prejuicios y que basa su vida en el respeto a los demás, cuando precisamente se dedican a hacer lo contrario a lo que predican.


Harta.

sábado, 25 de enero de 2014

Equivocarse es de cobardes.

Se hace de rogar. Mucho. Pero al final llega el momento en el que crees que todo está superado, y es justo en ese instante cuando aparece el detalle que te hace darte cuenta de lo equivocada que estás. Ojalá un organizador de Ikea para el cerebro.