Il y eut ensuite une minute de grande solennité qui les entraîna dans un domaine où ils n'étaient encore jamais entrées: celui de l'abandon. Ils se mangeaient l'intérieur de l'âme, le velouté du coeur et pouvaient dire, sauf qu'ils ne prononçaient pas les mots, exactement ce à quoi ils pensaient. Ils se le dirent dans les yeux. Comme si ça n'existait pas ou que ça ne devait pas exister encore. Ils dansèrent deux pas de tango avec ce velouté du coeur, s'embrasserent doucement sur la bouche de leurs âmes, puis retombèrent dans le klaxons de la rue et les passants qui perdaient leur donut en courant.
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